Abattage : le contrôle vidéo doit être réintégré à la proposition de loi

Abattage, le contrôle vidéo doit être réintégré à la proposition de loi

Le jeudi 12 janvier, une proposition de loi sera débattue à l’Assemblée nationale pour encadrer plus strictement les conditions d’abattage. Elle est le fruit du travail réalisé dans le cadre de la commission d’enquête parlementaire sur les conditions d’abattage pilotée par le député Olivier Falorni.
Pour que la proposition relative aux caméras de contrôle ait une chance d’aboutir, l’AFAAD s’est mobilisée aux côtés de 9 autres organisations de protection animale en adressant un courrier aux 577 députés.
Nous vous avons aussi sollicité afin que vous puissiez vous mobiliser et écrire à votre député : action en cours ici.

Un courrier de 10 ONG adressé aux 577 députés

Dans un courrier commun, l’AFAAD et 9 ONG de protection animale ont appelé les députés à soutenir l’amendement présenté par Olivier Falorni sur le contrôle vidéo dans les abattoirs lors de la séance publique du 12 janvier prochain afin que la proposition de loi sur l’abattage ne soit pas vidée de toute substance.

Nous avons adressé aux 577 députés une lettre co-signée avec 9 autres associations* pour appuyer cette demande, le 6 janvier dernier.
Le courrier souligne qu’il n’y a « aucun frein juridique réel à l’installation des caméras de contrôle » dans les abattoirs. Il rappelle également que cette mesure est très massivement demandée par nos concitoyens : 85% des français sont favorables à l’installation de caméras de vidéosurveillance dans les abattoirs**
Consultez ce courrier commun

Un communiqué de presse demandant que le contrôle vidéo soit réintégré à la proposition de loi lors du vote du 12 janvier prochain

Ce jour, par voie de communiqué de presse, nous réaffirmons aux côtés de 9 ONG* notre volonté de voir cette disposition votée par les députés le 12 janvier prochain. Extraits.

« Le contrôle vidéo au poste d’abattage permet de répondre à de nombreuses problématiques à l’origine d’infractions en abattoir. Il devrait être rendu obligatoire et strictement encadré avec mise en place d’un contrôle indépendant. Si le contrôle vidéo ne peut permettre d’empêcher tous les cas de mauvais traitements des animaux en abattoirs, il encourage la vigilance et permet de pallier, en partie, l’insuffisance des contrôles vétérinaires sur la manipulation et la mise à mort des animaux.

Plusieurs États ont déjà mis en place un système de contrôle vidéo obligatoire à l’abattoir, comme Israël depuis 2016, et l’État de Uttar Pradesh (200 millions habitants) en Inde. Il est également mis en place dans la grande majorité des abattoirs au Royaume-Uni, aux Pays-Bas ou encore aux États-Unis. Certains opérateurs français en ont également pris l’initiative, car il n’y a aucun obstacle juridique réel à l’installation des caméras de contrôles. Il devrait être obligatoire pour tous les abattoirs. Il est temps que la France à son tour s’engage.

Les scandales de 2016 reposent tous sur une carence des contrôles dans les abattoirs. Il serait invraisemblable qu’il n’y ait pas de réponse politique à une attente sociétale si forte. Alors, jeudi, quels seront les députés qui soutiendront les amendements renforçant le contrôle et la transparence dans les abattoirs? »

Consultez l’intégralité du communiqué de presse du 10 janvier 2017 : « Abattage : le contrôle vidéo doit être réintégré à la proposition de loi »

 

* Les 10 signataires : Association en Faveur de l’Abattage des Animaux dans la Dignité (AFAAD), Association Droits des Animaux, CIWF France, Fondation Assistance aux Animaux, Fondation Brigitte Bardot, Fondation Droit Animal Ethiques et Sciences, Fondation 30 Millions d’Amis, L214, Œuvre d’Assistance aux Bêtes d’Abattoirs, Welfarm.
** Sondage Ifop réalisé en octobre 2016 pour Droits des animaux et la Fondation Brigitte Bardot