Aïd al-Adha 2017: Des dons pas du sang

Aïd El Kébir 2017

Dans quelques jours les Musulmans seront appelés à célébrer l’une des plus grandes fêtes de l’année en commémoration de la force de la foi d’Ibrahim à son Dieu, fête durant laquelle ils doivent faire preuve de solidarité et de générosité envers les plus démunis.

Mais cette année encore, la fête de l’Aïd al-Adha sera dévoyée par nombre d’entre eux qui n’y voient plus qu’une simple occasion de festoyer et de se gaver au nom d’une tradition vidée de son sens et d’autres, d’en faire un business très lucratif comme en témoignent les efforts publicitaires que l’on observe ces dernières années.
La tradition, vieille de 15 siècles, voulait que l’on sacrifie un animal, souvent un mouton, pour en distribuer la viande aux plus nécessiteux. Mais reconnaissons qu’aujourd’hui, en France, la distribution de viande est certainement le choix de don le moins pertinent. Pour autant, des millions de citadins français vont faire le choix de reproduire le sacrifice selon cette tradition engendrant des jours de transport et des conditions d’abattage indignes pour des centaines de milliers d’animaux, alors même que l’Islam ne tolère ni le gaspillage, ni le fait de faire souffrir des animaux inutilement.

Nous alertons particulièrement sur l’incapacité des sites d’abattage à absorber une telle quantité d’animaux sur une si courte période en rappelant que ce sont toujours ces derniers qui payent au prix d’une très grande souffrance et d’un stress immense ce choix de consommation.  Et que l’abattage selon le rite Halal, imposant la saignée en toute conscience de l’animal, ne fait qu’exacerber leur supplice.

Dans ce contexte nous tenons à saluer tous les musulmans français qui feront le choix d’aider leur prochain en faisant un don et implorons tous les autres à renoncer au sacrifice qui, rappelons-le, n’est nullement une obligation pour les musulmans.

Pour en savoir plus, nous recommandons la lecture du livre : Les animaux en Islam par Al-Hafiz Basheer Ahmad Masri.

Photo by Lucien Mahin