« Abattoirs : il faut un contrôle vidéo !  » : L’AFAAD, 90 ONG et personnalités derrière le député Olivier Falorni

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« Abattoirs : il faut un contrôle vidéo ! « . Aujourd’hui une Tribune du député Olivier Falorni co-signée par plus de 90 ONG et personnalités est rendue publique dans les colonnes du Parisien, afin de rendre effectif le contrôle vidéo dans les abattoirs. L’AFAAD est fière de co-signer ce texte et de soutenir cette mesure défendue avec énergie et conviction depuis bientôt deux ans par le député Olivier Falorni. En plus de l’union d’un très grand nombre d’associations de protection animale, des personnalités ont tenu à affirmer leur soutien à ce texte : Sylvie Vartan, Henry-Jean Servat, Renaud, Christian Laborde, Laurence Parisot, Michel Onfray, Frédéric Lenoir, Jean-Pierre Jeunet, Yann Arthus Bertrand, Fauve Hautot et bien d’autres…

Cette Tribune rappelle l’intérêt de ce contrôle aujourd’hui indispensable et en appelle au Président Emmanuel Macron et à son engagement pris en faveur de la mise en place de ce dispositif :

En France, les députés avaient voté en janvier 2017 la proposition de loi instaurant le contrôle vidéo obligatoire dans les abattoirs. Le projet de loi actuel du Ministre de l’Agriculture, Stéphane Travert, renonce pour l’instant à ce dispositif. Cet abandon serait donc une régression. Mais pire encore, ce serait un reniement. Celui de l’engagement pris par Emmanuel Macron durant la campagne présidentielle, qui avait écrit aux associations de protection animale : « La vidéosurveillance dans les abattoirs, selon des modalités inspirées de la Proposition de loi Falorni, sera mise en place ».

Pour l’AFAAD, seul un contrôle effectif au poste d’abattage permettra de garantir à chaque animal abattu que les gestes et les manipulations ont été correctement effectués, dans le respect de ce dernier, en lui évitant stress et souffrance évitables. Ce texte rappelle que si l’on veut protéger les animaux, « il faut prévenir, contrôler, sanctionner. Et pour cela, se donner les moyens et se doter des outils« .

Mais là où il doit y avoir contrôle, il doit y avoir contrôleur. Le problème, c’est qu’en abattoir, on contrôle plus les carcasses que les animaux vivants, ce qui limite le relevé des cas de maltraitances. Faute d’agents des services vétérinaires en nombre suffisant, l’inspection sanitaire est priorisée au détriment de la protection animale.
Pour pallier cette carence, un dispositif s’impose : le contrôle vidéo.
Il aurait trois avantages indiscutables. Il favoriserait la prévention des actes de maltraitance. Il permettrait un contrôle objectif permanent et donc des sanctions plus justes et plus efficaces. Enfin, il pourrait être un outil d’aide à la formation des salariés.

Combien d’images clandestines faudra t-il encore pour que nos dirigeants prennent la mesure de ce qui se joue dans certains abattoirs? Combien de scandales devront être révélés pour que l’on admette que le contrôle vidéo est un outil indispensable de formation, de contrôle et de sanction? Va t-on encore accepter que des bovins soient découpés vivants faute d’un contrôle effectif avant le début de la saignée? Soyons enfin à la hauteur du sacrifice des milliards d’animaux et traitons les comme nous le devons, dignement. Soyons humains…

La mobilisation de tous : vous aussi agissez! 
Associations, personnalités s’unissent dans ce texte et nous en appelons aussi à votre mobilisation grâce à notre cyberaction qui vous permet vous aussi d’agir en écrivant à votre député. Demandez à votre député de voter le futur amendement d’Olivier Falorni pour la mise en place du contrôle vidéo, agissez ici !

Consultez la Tribune en ligne


« Imaginerait-on un gouvernement luttant contre les chauffards et se privant des radars ? Assurément, non. Protéger, c’est prévenir, contrôler, sanctionner. Et s’en donner les moyens.
Ce sont des images qui ont révélé des actes de maltraitance insupportables dans des abattoirs. Elles ont permis des procès. A Alès, il y a un an, à Pau prochainement.
Ce sont des images qui ont poussé le ministère de l’Agriculture à diligenter une inspection générale de la protection animale dans tous les abattoirs de boucherie. Ce sont des images qui ont amené la création d’une commission d’enquête parlementaire.

Sans ces images, l’opacité aurait perduré. Mais il a fallu qu’elles soient tournées clandestinement et que leurs auteurs se mettent hors la loi pour la faire respecter. Un législateur ne peut se résoudre à ce constat. C’est à l’État de contrôler, c’est donc à l’État de filmer.

Il n’est en aucun cas question de stigmatiser les salariés des abattoirs. Ils exercent un métier des plus difficiles, tant sur le plan physique que psychique. Il faut renforcer leur formation et améliorer leurs conditions de travail, en modernisant les équipements. Mais là où il doit y avoir contrôle, il doit y avoir contrôleur. Le problème : en abattoir, on contrôle plus les carcasses que les animaux vivants.
Faute d’agents des services vétérinaires en nombre suffisant, l’inspection sanitaire est priorisée au détriment de la protection animale. Pour pallier cette carence, un dispositif s’impose : le contrôle vidéo. Il aurait trois avantages indiscutables : la prévention des actes de maltraitance, le contrôle objectif, permanent, et donc des sanctions plus justes et plus efficaces. Enfin, il pourrait être un outil d’aide à la formation des salariés.

Tout risque de « flicage » de la productivité de ces derniers serait écarté par la finalité exclusive (la protection animale) et par le destinataire unique (les services de contrôle vétérinaire) de ces images. L’utilisation de celles-ci à d’autres fins exposerait leurs auteurs à des sanctions pénales. Ces images étant enregistrées et conservées durant un mois maximum, conformément aux préconisations de la Cnil, serviraient ainsi d’éléments de preuve, à charge ou à décharge d’ailleurs, en cas d’accusation de maltraitance.

En Europe, le mouvement est lancé dans de nombreux pays, afin de répondre à l’exigence d’éthique du citoyen-consommateur. En France, les députés avaient voté en janvier 2017 la proposition de loi instaurant le contrôle vidéo obligatoire dans les abattoirs.

Le projet de loi actuel du ministre de l’Agriculture, Stéphane Travert, renonce pour l’instant à ce dispositif. Cet abandon serait une régression. Pire, un reniement. Celui de l’engagement pris par Emmanuel Macron durant la campagne, qui avait écrit aux associations de protection animale : « La vidéosurveillance dans les abattoirs, selon des modalités inspirées de la proposition de loi Falorni, sera mise en place. »
Il est encore temps, monsieur le président, de tenir votre engagement ! »