Notre projet

Le projet de l’AFAAD s’est structuré autour de différents leviers qui, une fois mis en œuvre, pourraient permettre de faire évoluer favorablement les conditions d’abattage des animaux.
Au cœur de notre problématique : la réelle prise en compte de la souffrance animale lors de l’abattage.

Notre association entend ainsi utiliser en priorité la voie du dialogue et de la co-construction afin de travailler activement avec tous les acteurs concernés par cette question : éleveurs, abatteurs, pouvoirs politiques, vétérinaires, communautés religieuses, consommateurs.
Nos actions visent avant tout à proposer des solutions, à émettre des options, à faire émerger des pistes de réflexion et in fine, des changements concrets. Ces changements seront les seuls garants d’un véritable respect de la législation en matière d’abattage et d’une vraie transparence pour les consommateurs.

A ce titre, voici quelques-unes des actions qui découleront de ce projet :

  • Un énorme travail de sensibilisation et de communication auprès des consommateurs concernant la réalité des abattages actuels, qui malheureusement est parfois dramatique et très opaque.
    Nous devons la rendre visible de tous, promouvoir une consommation responsable et rassembler le plus grand nombre possible de personnes pour défendre cette cause.
  • Un travail permanent de lobbying politique.
    Nous mènerons et soutiendrons toutes les actions possibles visant :

    • À faire évoluer la législation relative à la traçabilité des produits d’origine animale et obtenir, en particulier, un étiquetage obligatoire mentionnant le mode d’abattage.
    • À améliorer le cadre légal régissant les phases de pré-abattage et d’abattage, en œuvrant notamment pour la mise en pratique de l’étourdissement systématique.
    • À renforcer le statut juridique des animaux de rente.
  • Un travail de proximité avec les éleveurs pour recueillir leurs avis et témoignages sur la question de l’abattage de leurs bêtes.
    Quelles sont les difficultés qu’ils rencontrent ? Quels problèmes dénoncent-ils ? Quelles solutions pourrait-on envisager pour y répondre ? Par exemple, il n’est pas rare qu’un agriculteur d’Ile de France doive parcourir des centaines de kilomètres pour s’assurer que ses bêtes soient bien étourdies dans un établissement agrée. Est-ce normal ?
  • Un travail auprès des vétérinaires qui ont un grand rôle à jouer sur ces questions au niveau pédagogique.
    En effet, à l’appui des témoignages de scientifiques et d’experts, nous serons à la fois en mesure d’obtenir un soutien de poids, et de démontrer au regard d’arguments scientifiques, la réalité de la souffrance animale lors d’un abattage sans étourdissement.
  • Un travail auprès des artisans-bouchers garants de la qualité et de la traçabilité, notamment en matière d’abattage.
  • Un travail auprès des abattoirs.
    L’abattoir s’inscrit dans une chaîne industrielle et un système économique qui occulte la question de la souffrance animale au profit du rendement, et dont le premier maillon est le consommateur final. Les causes de souffrances dans les abattoirs sont multiples : infrastructure (sols glissants,  installations non adaptées,…), le matériel de confinement et d’abattage, les méthodes, le dimensionnement des effectifs, les cadences et la formation du personnel. Il ne s’agit donc pas uniquement de porter la faute de tous les débordements connus sur les abattoirs, quand bien même un grand nombre de ces débordements, voire d’infractions, y sont perpétrés. Nous mettrons en avant les abattoirs « modèles », et échangerons avec les autres sur leurs difficultés à mettre en pratique la loi. Cependant, nous combattrons par tous les moyens légaux possibles les mauvaises pratiques.
  • Un travail auprès de toutes les communautés religieuses.
    La question de l’abattage rituel fait l’objet de débats exacerbés et de propos diffamatoires que nous ne cautionnons pas. Ni l’islam, ni le judaïsme, ni le christianisme ne prônent de faire souffrir un animal contrairement à ce que préconise la religion du rendement économique. Par ailleurs, de toutes les communautés s’élèvent des voix pour défendre la condition des animaux de rente. Nulle religion, à son fondement, n’a connu l’abattage industrialisé que nous connaissons aujourd’hui et c’est ensemble, et non les uns contre les autres, que nous devons faire reculer la souffrance animale lors de l’abattage (rituel comme conventionnel).