Viande chevaline importée d’Amérique : le calvaire continue pour les chevaux !

Viande chevaline AFAAD

En février 2017, l’AFAAD et WELFARM relayaient en France les enquêtes des ONGs suisse Tierschutzbund Zürich (TSB) et allemande Animal Welfare Foundation (AWF) sur les conditions de détention, et de transport des chevaux sur le continent américain.
Vous pouvez retrouvez l’intégralité de notre travail sur ce sujet à cette adresse : L’AFAAD et WELFARM dévoilent les dessous de l’importation de viande chevaline depuis le continent américain

esquintés importation viande chevaline

Ainsi, en France, plus des deux-tiers de la viande chevaline provient d’importations, notamment du continent américain. Cette proportion s’élèverait à 90% pour l’offre de la grande distribution.
Depuis cette date, les ONGs suisse Tierschutzbund Zürich (TSB) et allemande Animal Welfare Foundation (AWF) poursuivent leurs investigations, notamment dans les abattoirs Sud Américains.
Récemment, de nouvelles images dramatiques font état d’une situation qui s’aggrave et qui nous mobilise : nos associations demandent la fin des importations de viande chevaline depuis le continent Américain.

2017- 2018 : Une situation toujours aussi catastrophique en Amérique du Sud de nouveau dénoncée par les associations

En 2015, 100 000 chevaux ont été abattus en Argentine et 38 000 en Uruguay. Ces abattages fournissent le marché de l’export, puisque la commercialisation de viande de cheval est interdite dans ces pays. Il s’agit donc de chevaux réformés, envoyés à l’abattoir sans considération pour leur état de santé ni leur origine. Ce sont principalement des chevaux de loisir, de sport et de travail.

Le transport

Des transports de très longue durée

L’abattage

En Uruguay : les trois abattoirs solipèdes uruguayens sont agréés pour l’exportation européenne. Le plus important, l’abattoir Clay, appartenant à la société française SNVC, abat 18 580 chevaux par an et approvisionne le marché français. L’enquête de TSB et AWF a épinglé cet établissement sur de multiples points à commencer par le « acopio », l’espace où certains chevaux doivent attendre jusqu’à 40 jours avant d’être abattus. Cette zone ne dispose pas d’abri contre le soleil et les tempêtes et le sol est rapidement boueux. Le rapport note une absence de soins vétérinaires.

En Argentine : la situation est malheureusement tout aussi dramatique. Depuis des années les associations TSB et AWF constatent une gestion déplorable des animaux à l’abattoir de Lamar, situation restée identique lors de leurs dernières investigations menées en 2018.

Film de la dernière enquête 2017 à propos de la viande chevaline en provenance d’Amérique du Sud  :

 

Pour en savoir plus, nous vous invitons à consulter le communiqué de presse :
Les organisations européennes de protection animale demandent une interdiction des importations.