Cyberaction : Écrivez à votre député pour exiger l’étiquetage obligatoire de la méthode d’abattage !

AFAAD cyberaction méthode abattage

“Consommateurs-citoyens”, pourquoi vous refuse t-on l’étiquetage obligatoire de la méthode d’abattage …

… la réponse se trouve dans le rapport de la commission d’enquête (p.120 et suivantes), et en dit long sur la puissance des lobbying qui nous impose cette opacité. Soulignons que Monsieur Le Foll défend sans nuance le fait que nous consommions, à notre insu, des parties d’animaux abattus sans étourdissement. C’est pour l’AFAAD, qui milite en faveur de l’étiquetage obligatoire de la méthode d’abattage, un scandale clairement encouragé par les industriels du secteur et nos gouvernements!

Voici quelques extraits du rapport de la commission d’enquête parlementaire sur les conditions d’abattage sur cette question.

« La première solution envisageable est celle de l’étiquetage des produits indiquant s’ils sont issus ou non d’un abattage avec étourdissement. Cette demande part du constat qu’un certain nombre de carcasses, ou du moins certaines parties de l’animal, abattues rituellement se retrouvent dans le circuit traditionnel et non casher ou halal. Cela est vrai en particulier pour les arrières des animaux abattus selon le rite casher qui ne sont jamais consommés par la communauté juive en France. Cela peut être également vrai pour certaines carcasses qui ne seront pas validées halal selon le cahier des charges des certificateurs ».

Selon les professionnels entendus par la commission, un étiquetage obligatoire de la méthode d'abattage aurait des conséquences économiques directes, ce que déclare M. Mathieu Pecqueur, directeur général adjoint de Culture viande :

« La mise en place d’un étiquetage aurait pour conséquence l’arrêt de l’abattage sans étourdissement dans la plupart des abattoirs, compte tenu des contraintes économiques que cela entraînerait. Même si un décret prévoit qu’il est indispensable de répondre à une commande dès lors que l’on abat un animal sans étourdissement, on sait très bien que les pratiques du culte font qu’une partie de l’animal ou certaines carcasses ne seront pas validées viande halal par les cahiers des charges et qu’elles devront du coup passer dans le circuit conventionnel. Mais si elles sont étiquetées « abattage sans étourdissement », je ne trouverai pas de distributeur pour les commercialiser. »

Position que partage M. Stéphane le Foll, ministre de l’agriculture, de l’agroalimentaire et de la forêt :

« Vous m’avez interrogé sur la mise en place d’un étiquetage, en particulier pour la viande casher. C’est vrai, dans le rite casher, on ne mange que l’avant de l’animal. Or, jusqu’à nouvel ordre, un animal est génétiquement composé de deux parties et c’est tant mieux… Vous me dites ne pas vouloir manger le quartier arrière d’un animal qui aurait pu être abattu selon le rite casher. La probabilité est assez limitée, l’abattage casher n’étant pas aussi répandu que l’abattage halal. Mais le risque existe ; c’est donc une question de principe. Que va-t-il se passer si l’on met en place un étiquetage ? Il sera indiqué sur la barquette que l’animal a été tué selon le rite casher. Du coup, la moitié de l’animal ne sera pas commercialisable, alors même qu’il s’agit des parties arrière que nous, nous considérons comme les plus nobles… Autrement dit, c’est la fin. Chacun défend son point de vue ; mais pour ma part je ne suis pas favorable à l’étiquetage. »

Saviez-vous que 128 abattoirs de boucherie sur les 263 que compte notre territoire sont mixtes ?

C’est-à-dire qu’ils pratiquent des abattages avec et sans étourdissement, sans que nous puissions avoir des données précises sur la volumétrie de chaque type d’abattage.

Une réalité économique qui dérange

Certains abattoirs décident de recourir au seul mode d’abattage rituel pour des raisons essentiellement économiques. Cela leur revient en effet moins cher d’utiliser une seule technique d’abattage plutôt que deux. Malheureusement, comme aujourd’hui il n’y a pas d’obligation de traçabilité en matière de mode d’abattage, vous ne pouvez pas savoir si l’animal que vous consommez a été abattu par égorgement avec ou sans étourdissement, sauf dans le cas du porc.

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Vos témoignages ...

Claude C.

« Depuis 10 ans, alerté par les conditions de vie inacceptables des volailles élevées en batterie, je n’achète plus que des œufs « bio », offrant des garanties sur les conditions d’élevage et de confort de vie des animaux (taille des nids, vie en liberté et en plein air ...).
Egalement écœuré par les scandales dénoncés régulièrement au cœur des abattoirs, en France, et par les abattages sans étourdissement qui impliquent délibérément de faire souffrir les animaux en les laissant agoniser en toute conscience, je ne trouve malheureusement aucun label, aucune garantie me permettant d’acheter une viande provenant d’un circuit dans lequel l’animal peut profiter d’une vie agréable et d’un abattage sans stress dans des conditions décentes. De nombreuses lois existent pourtant sur le bien-être animal, mais ne sont manifestement pas respectées voire trahies systématiquement pour se plier à des revendications communautaristes. Je refuse de participer à cette torture animale et revendique un retour à un élevage traditionnel dans lequel l’animal n’est pas considéré comme un produit, mais comme un être vivant sensible.
 »

Caroline B.

« Au regard des éléments récemment rendus publics, j’estime qu’il est aberrant de distribuer dans le circuit dit « classique » des parties d’animaux abattus sans étourdissement, sans en informer les consommateurs. Finalement, à notre insu, nous soutenons une filière d’abattage que nous combattons toute l’année. C’est tout simplement un scandale »

Annick B.

« ll faudrait que le mode d'abattage soit obligatoire sur les étiquettes, et pas seulement la traçabilité . Pour ma part, et dans le doute, je préfère me passer de viande. Je refuse de participer aux souffrances subies par les animaux. Pour moi, pas question de rituel ou autre…tous les animaux doivent être étourdis avant la mise à mort. Mais cela n'est pas mentionné sur les étiquettes, et tout est fait pour que ça continue ainsi. Ça me désole ... »

Pomme S.

« Une première avancée serait que les consommateurs puissent être certains que la viande est issue d'un abattoir qui pratique l'étourdissement, et qui se soucie du bien-être animal... ça ne me fera pas manger de viande à nouveau, mais je suis très en faveur de cet étiquetage, je sensibiliserai tous mes amis quand il sera effectif ! J'espère surtout que ce n'est que la première marche de l'escalier. Pour moi, le consommateur ne doit pas être amené non plus à penser que la viande ainsi étiquetée signifie que tout va bien. »

Yves et Hélène L.

« Nous sommes des consommateurs de viande de moins en moins accros à sa consommation compte tenu des méthodes d’abattage alors que nous savons combien on fait souffrir les animaux – J’ai bien essayé de savoir auprès des bouchers de notre région quelles étaient les méthodes employées mais peu sont enclins à en parler- Pour nous cependant, et pour beaucoup de consommateurs ce manque d’informations n’engage pas ou plus à manger de la viande si douloureusement abattue – Pourquoi ne peut-on pas connaitre chez le boucher l’endroit et la méthode employée pour l’abattage ? cela rassurerait en partie les consommateurs que nous sommes -  Nous ne nous étonnons plus de voir de plus en plus de végétariens ou de végans sur le sol français ! »

Laurence P.

« La méthode d'abattage, si elle était indiquée, serait une priorité dans mes actes d'achat. Actuellement je m'oriente vers le bio en espérant que l'animal n'ait pas souffert. Mais à ce jour je n'en ai aucune garantie. Pour ces raisons je limite ma consommation de viande et envisage de devenir végétarienne. L'animal est un être vivant qui souffre au même titre que l'être humain et il me paraît indispensable d'avoir une indication sur la façon dont il a été tué avant d'en consommer sa chair ».

Corinne P.

« L'affichage des méthodes d'abattage sur les viandes vendues devrait être obligatoire au même titre que sa provenance. Je pense que cela permettrait d'avoir une éthique quant à la souffrance animale et nous rendrait libre dans nos achats. »

Anaïs O.

« La méthode d'abattage est un élément primordial pour moi et me guide dans mes choix  en tant que consommatrice. Les nombreux scandales qui ont eu lieu dans les abattoirs m'ont totalement dégoûtée de la viande, à tel point que je n'en achète quasiment plus. C'est pourquoi connaître la méthode d'abattage me pousserait à consommer de nouveau régulièrement de la viande, puisque je saurais avec certitude que l'animal a été abattu dans des conditions correspondant à mes exigences ».

Françoise R.

« Dans la mesure, rare, où j'achète de la viande ailleurs que chez un éleveur bio qui emmène lui- même un unique animal à l'abattoir et reste avec lui jusqu'à la fin (Allemagne), je souhaite - évidemment - savoir comment sont abattus les animaux, parce-que je ne veux absolument pas manger d'animaux tués sans étourdissement, pour une question d'éthique avant tout  = éviter au maximum les souffrances, mais aussi d'hygiène. Ainsi que pour une question de principe, les animaux n'ayant pas à subir des idéologies d'un autre âge au 21e siècle et dans un pays civilisé (paraît -il) »

Nadine B.

« On ne peut plus ignorer ce qui se passe dans les abattoirs, qui est de l'ordre de la cruauté. Comment avoir envie de manger de la viande d'un animal tué de cette manière ? On ne peut plus dire : je ne savais pas ! alors que faisons-nous ?... Connaître la méthode d'abattage doit devenir obligatoire car dans tous les cas, sensible ou non, nous faisons tous la différence dans notre assiette avec une viande dont l'animal a bien vécu et tué dans des conditions "acceptables", et un animal maltraité et tué dans des conditions déplorables. Il en va du respect de l'animal et du respect envers nous-même... En attendant que l'information sur ce sujet devienne lisible, j'ai pratiquement cessé d'acheter de la viande... »

Opportune C.

« Jamais je ne pourrai consommer de la viande provenant d’animaux qui ont été mis à mort sans étourdissement , donc saignés en pleine conscience, ce qui entraine des souffrances épouvantables qui peuvent durer jusqu'à 15 minutes avant que l'animal perde enfin conscience !
En parallèle  de l'immense respect que je ressens pour les animaux, consommer cette viande reviendrait pour moi à absorber les toxines de peur et de souffrance dont elle est imprégnée...
Je refuse donc d'empoisonner mon corps en consommant la chair d'animaux mis à mort  dans des souffrances intolérables !
 »

Claire F.

« Personnellement, je voudrais pouvoir continuer à manger de la viande, sans me sentir coupable d'avoir contribué à faire souffrir des êtres innocents. L'étiquetage serait pour moi un outil qui me permettrait de consommer en fonction de mes valeurs, en choisissant les produits issus de chaînes respectueuses du bien-être des animaux, et ne pas être complice d'actes qui me déchirent le cœur. En tant que consommateur cela nous donnerait un moyen d'expression en quelque sorte, par l'acte (ou l'abstention) d'achat. Imposer l'étiquetage amènerait forcément les professionnels les moins consciencieux à s’investir en faveur d’un abattage responsable, pour garder leur clientèle.
Même si leur action était le fruit d’une motivation plus commerciale que morale, le résultat serait identique : une fin de vie digne pour tous les animaux
 »

Martine B.

« Je demande aux Pouvoirs Publics d’imposer un étiquetage notifiant clairement: la provenance de l’animal qui a été abattu, son âge, les conditions d’élevage (intensif, raisonné, bio), le mode et le lieu d’abattage (sur place, dans un abattoir), le mode d’abattage (étourdissement ou non), les résultats des contrôles vétérinaires et sanitaires ».

La campagne également sur Twitter : #QuelAbattage

Cette campagne sera également relayée sur notre compte Twitter (@AFAAD4), pour y participer activement, partager cette page sur Twitter avec le hashtag : #QuelAbattage. Nous espérons une importante mobilisation de tous nos soutiens et concitoyens soucieux de la fin de vie des animaux.

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Par avance, un grand merci à tous ceux qui nous aideront dans cette cyberaction. N'hésitez pas à partager, à diffuser et à faire connaître autour de vous cette action.

Pour aller plus loin : Consultez le rapport de la commission d'enquête sur les conditions d'abattage